On ne fait quasiment plus aujourd’hui de lifting
frontal trop lourd en cicatrices et suites opératoires( hématomes
,œdème….). Un front vieillissant est marqué
de rides horizontales et de rides inter sourcilières dues
à la contraction des muscles spécifiques du haut du
visage, ce sont des rides d’expression.
Aujourd’hui, on les traite avec le Botox®/Vistabel®
, c’est une protéine naturelle purifiée qui
relâche les rides musculaires, il est utilisé depuis
des années en ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie par exemple.
Les injections sont très rapides et ne nécessitent
pas d’anesthésie locale et les résultats apparaissent
dans la semaine qui suit ; l’effet dure de 3 à 6 mois
et le plan de traitement idéal est le suivant :
- 3 injections la première année ( tous les 4 mois)
- 2 injections la deuxième année
- 1 injection par an les années suivantes
Au bout d’un certain nombre d’injections, le muscle
perd l’habitude de se contracter et l’effet se prolonge
donc ; le visage reste mobile , les rides d’expression sont
atténuées et donnent un effet reposé et rajeuni
( disparition de l’expression « sévère
» rendu lors du froncement de sourcils.
Définitions
La toxine botulique est une substance qui diminue la contraction
des muscles en agissant au niveau de la jonction neuromusculaire
(action myorelaxante).
Depuis 1975, les médecins utilisent la toxine botulique pour
corriger le strabisme de l’enfant, les tics du visage et les
clignements incontrôlables de l’œil.
En France, les premières autorisations de mise sur le marché
(A.M.M.) sont apparues à partir de 1990 pour certaines indications
pathologiques (ophtalmologie, O.R.L, rééducation fonctionnelle,
neurologie)
En ce qui concerne l’esthétique médicale, le
Docteur CARRUTHERS, ophtalmologiste au Canada s’est aperçu
le premier que ses patients traités par la toxine botulique
avaient moins de rides autour de l’œil que les autres.
En 1990, une patiente observatrice lui demanda d’harmoniser
l’autre œil : c’est ainsi que l’indication
esthétique est née.
La toxine botulique sous le nom de BOTOX a reçu, aux Etats-Unis,
l’autorisation de la Food and Drug Administration (FDA) en
2002 pour son utilisation dans le traitement des rides inter-sourcilières
ou « rides du lion ».
En février 2003, les autorités administratives françaises
chargées du contrôle des médicaments ont pour
la première fois délivré une autorisation de
mise sur le marché (A.M.M.) dans un but esthétique
à la toxine botulique sous le nom de VISTABEL (laboratoire
ALLERGAN). Cette autorisation concerne l’utilisation esthétique
pour le traitement des rides de la glabelle (rides inter sourcilières
ou « rides du lion ») sous certaines conditions de compétence
des praticiens et de modalités d’utilisation.
Pour le cas où des injections seraient pratiquées
dans le domaine de l’esthétique en dehors de ce site
anatomique, elles seraient alors réalisées «
hors A.M.M ».
En pratique, les indications les plus classiques de la toxine botulique
dans le domaine de l’esthétique concernent les rides
inter-sourcilières, les rides du front et les rides de la
patte d’oie.
Principes
Le principe de la toxine botulique consiste en l’utilisation
des propriétés de relaxation musculaire de ce produit.
Le but le plus souvent recherché est de réduire l’action
des muscles situés au niveau du front et des sourcils, afin
d’atténuer aussi bien les rides horizontales que les
rides verticales provoquées par la contraction de ces muscles.
Une telle utilisation permet de lisser les reliefs cutanés
et d’obtenir ainsi un effet de rajeunissement par relâchement
de la tension musculaire.
D’un point de vue plus global, il faut savoir que la position
des sourcils est assurée par un équilibre entre deux
forces opposées, constituées par des muscles abaisseurs
(situés au voisinage des sourcils), et un muscle releveur
(le muscle frontal).
Les rides horizontales sont dues à la contraction du muscle
frontal qui est releveur. Les rides verticales inter-sourcilières
sont occasionnées par la contraction des muscles abaisseurs.
Objectifs
L’objectif essentiel de ce traitement est d’améliorer
les rides et les ridules au repos et non d’empêcher
la contraction musculaire :on jugera donc le résultat principalement
sur l’aspect des rides au repos.
En ce qui concerne la balance entre les muscles abaisseurs et élévateurs,
la toxine botulique en atténuant l’action d’un
groupe de muscle, atténue les rides dues à ces muscles
mais libère l’action des muscles antagonistes : le
but est de traiter la balance musculaire et d’obtenir ainsi
une harmonisation du visage.
Le traitement par toxine botulique doit être conçu
et géré dans le temps : il convient donc de traiter
progressivement et d’éviter le risque « d’en
faire trop » lors des premières injections.
Il vaut mieux une première séance modérément
efficace que trop efficace : il n’est donc pas souhaitable
de vouloir un résultat optimal dès la première
injection.
Dans certains cas, il peut être nécessaire de pratiquer
plusieurs séances d’injections avant d’adapter
au mieux les possibilités du produit à chaque patient
(e).
Avant les injections
Aucune préparation particulière n’est nécessaire.
Le jour de l’injection, vous n’avez pas besoin d’être
à jeun. Pour les femmes, il convient de prévoir de
venir sans maquillage ou de l’enlever avant les injections.
Il est très important de minimiser les risques de saignement
des régions traitées en évitant de prendre
de l’aspirine pendant les 15 jours qui précédent
les injections et les 15 jours qui les suivent.
Il convient de respecter les contre-indications suivantes :
• certaines maladies neuromusculaires comme la myasthénie.
• La grossesse et l’allaitement : le fait d’être
enceinte, même de quelques jours seulement, nécessite
impérativement de repousser la date des injections après
la grossesse et l’arrêt de l’allaitement éventuel.
Il convient par conséquent en cas de doute d’effectuer
les examens nécessaires et d’en communiquer les résultats
à votre médecin.
• La toxine botulique est contre-indiquée en cas d’hypersensibilité
connue à la neurotoxine botulinique A ou à la sérum-albumine,
et de traitement par les aminosides (famille d’antibiotiques
dont font partie notamment l’Amiklin et la Gentalline).
Il convient aussi de respecter un certain nombre de précautions
:
• Si vous êtes soigné(e) par ailleurs par des
injections de toxine botulique pour des spasmes pathologiques, si
vous avez eu un épisode de paralysie des muscles de la face,
si vous souffrez d’une maladie neuro-musculaire ou de troubles
de la coagulation, vous devez en faire part au praticien qui vous
prend en charge pour ces injections de Toxine Botulique. Celui-ci
jugera alors avec votre médecin traitant de l’opportunité
des injections sur votre personne et de la manière de procéder
s’il y a lieu.
• Si d’ici les injections, vous prenez des médicaments
de type anti-coagulants ou aspirine ou antibiotiques, ou si vous
avez un ennui de santé quelconque (notamment infection, grippe,
abcès dentaire…) vous devez impérativement en
faire part à votre médecin avant l’injection.
• D’une manière générale, vous
ne devez pas hésiter à mentionner à votre praticien,
le moindre problème de santé rencontré afin
que celui-ci apprécie l’opportunité des injections.
Dans le même ordre d’idée, vous devez lui faire
part de toutes vos interrogations et mentionner tous les traitements
dont vous avez pu faire l’objet ou dont vous faites encore
l’objet.
Type d'anesthésie
Aucune anesthésie n’est nécessaire.
Déroulement des injections
Le traitement sera réalisé au cabinet du praticien
ou dans une clinique selon le choix et les habitudes de votre médecin.
Ce traitement consiste en une série d’injections au
niveau du visage. L’aiguille est fine, et les injections sont
habituellement peu douloureuses.
La durée du traitement est de l’ordre de quelques minutes.
Aprés les injections
: les suites
Pendant les deux heures qui suivent les injections, il vous est
recommandé de ne pas faire de sport intensif et de ne pas
vous allonger. Il convient également d’éviter
les manipulations du visage ou les massages appuyés pendant
les 24 heures qui suivent la séance.
Il est très important de minimiser les risques de bleus ou
de saignement des régions traitées pendant les quinze
jours qui précèdent et les quinze jours qui suivent
les injections (afin de limiter le risque de fuite du produit vers
les muscles périphériques ce qui risquerait d’entraîner
des effets non désirés).
Par ailleurs, pendant les trois jours qui suivent les injections,
il est souhaitable de fortement contracter les muscles injectés
trois fois par jour pendant environ 5 secondes par muscle.
Habituellement, les suites de ces injections sont simples. Quelques
marques un peu gonflées subsistent 20 à 30 minutes
puis disparaissent. Les patient (e)s peuvent reprendre leurs activités
normalement après les injections. Quelques rares effets indésirables
peuvent apparaître. Ils sont transitoires.
Il peut s’agir de :
• rougeur : une rougeur localisée aux points d’injection
a été parfois signalée et persiste rarement
au delà de 3 à 6 jours.
• Ecchymoses (« bleus ») : des bleus sont en fait
rarement observés au niveau des zones d’injection et
peuvent perdurer quelques jours.
• Oedèmes : un gonflement, le plus souvent autour des
yeux, peut s’installer progressivement en 4 à 5 jours,
pour décroître ensuite en quelques jours à quelques
semaines.
• Troubles de la sensibilité : une sensation de tension
ou de fixité du front , de la bouche ou du cou, suivant les
zones injectées, ainsi qu’une modification de la sensibilité
souvent liée à une sensation de cartonnement peut
persister plusieurs jours
• Douleurs fugaces oculaires ou faciales : de telles douleurs
ont été décrites dans les zones injectées
de manière tout à fait exceptionnelle.
Quoiqu’il en soit, dans les suites de ces injections, n’hésitez
surtout pas à recontacter votre praticien si vous avez la
moindre inquiétude.
Le résultat
Le résultat consiste en une atténuation des rides
avec une conservation de petits mouvements : il est obtenu trois
à quinze jours après les injections.
Effets : les résultats sont visibles au bout de quelques
jours mais pendant environ 15 jours, les effets sur le visage peuvent
être variables (voir asymétriques à certains
moments) avant de finir par se stabiliser.
Le résultat obtenu après la première séance
dure en moyenne 3 à 6 mois au terme desquels, l’injection
peut être renouvelée.
Fréquence des injections : les injections doivent être
pratiquées plusieurs fois avec des intervalles de 3 à
6 mois afin d’obtenir une certaine stabilité du résultat.
A partir de la deuxième injection, les résultats peuvent
être plus durables (6 à 8 mois). Il convient ensuite
de répéter les injections tous les 3 à 6 mois.
Il est cependant recommandé de ne jamais rapprocher à
moins de 3 mois les séances d’injections pour éviter
notamment de créer une résistance au produit pas un
« effet vaccin ». L’aspect du résultat
peut être stabilisé au-delà de 3 injections
mais dans certains cas, il convient d’avoir recours à
au moins 8 à 10 injections pour obtenir une certaine stabilisation
du résultat.
A l’inverse, il convient de remarquer que si l’on arrête
les injections, le muscle traité retrouve sa fonction d’avant
les injections.
Les imperfections de résultat
IMPERFECTIONS LOCALISEES :
Dans quelques cas, des imperfections localisées (persistance
de petites ridules) peuvent être observées sans qu’elles
ne constituent de réelles complications. Elles dépendent
de l’aspect de surface de la peau qui peut présenter,
déjà avant les injections, une « cassure »
indélébile due à l’ancienneté
de la ride.
Il peut exister aussi des résultats insuffisants et même
asymétriques : ils sont dus au fait que nous avons des muscles
plus ou moins puissants et surtout souvent asymétriques.
Ces imperfections sont en général traitées
par une injection complémentaire de Toxine Botulique, le
mois suivant l’injection.
Il convient de remarquer que si une injection complémentaire
localisée peut parfois être souhaitable après
une injection pour parfaire le résultat, celle-ci ne doit
pas être réalisée avant le 15ème jour
car les balances musculaires (équilibre entre les groupes
de muscles) mettent environ 15 jours pour s’établir.
ASYMETRIE RESIDUELLE :
Une asymétrie des deux côtés du visage, ainsi
que des rides plus marquées d’un côté
que de l’autre, existent le plus souvent avant l’injection.
Enfin le muscle responsable de la ride peut être plus puissant
d’un côté que de l’autre. Ceci est généralement
analysé avant l’injection. Dans une telle hypothèse,
les injections se feront suivant une technique adaptée et
légèrement différente d’un côté
par rapport à l’autre. Malgré cette précaution,
une asymétrie résiduelle peut persister et est éventuellement
susceptible de bénéficier d’une injection complémentaire.
Les actes à visées esthétiques ont pour objectif
de rendre plus heureux et de vous satisfaire dans des proportions
réalistes. Il arrive cependant parfois que l’effet
ainsi escompté ne soit pas atteint et que ces actes augmentent
au contraire des troubles psychologiques pré-existants. Le
vécu post-injection peut être extrêmement différent
d’un patient à l’autre, et ce même avec
un résultat esthétique comparable.
Dans le cas de la Toxine Bolutique, le rajeunissement est obtenu
en contrepartie d’une diminution, voire disparition de certaines
expressions du visage. Cet aspect a été évalué
avec vous pour éviter les risques de déconvenues notamment
si vous êtes acteur, présentateur, etc…
Les complications envisageables
Les complications sont très rares.
Les éventuelles complications connues à ce jour sont
les suivantes :
COMPLICATIONS LOCO-REGIONALES :
• Maux de tête : ils peuvent être présents
au décours des premières injections et disparaissent
au bout de quelques heures à quelques jours.
• Ptosis des sourcils : l’injection du front peut provoquer
une légère descente des sourcils. Cette descente est
généralement due au fait que les sourcils étaient
déjà en position basse avant l’injection. Ce
léger abaissement des sourcils régresse habituellement
en quelques semaines.
• Ptosis des paupières : l’injection des rides
du lion peut provoquer une chute partielle de la paupière
supérieure qui peut durer 4 à 8 semaines. Elle est
rare, (moins de 1% des cas), et disparaît toujours au-delà
de quelques semaines.
• Gêne ou sourire et à la déglutition
: l’injection dans les lèvres peut provoquer une gêne
au sourire ou de petits mouvements anormaux. L’injection au
niveau du cou peut entraîner une difficulté à
déglutir.
• Sécheresse oculaire : par diminution de la sécrétion
lacrymale susceptible d’entraîner une kératite,
notamment chez les patients porteurs de lentilles de contact (il
convient, dans ce cas, de veiller à bien hydrater la cornée).
• Contraction paradoxale d’un muscle et troubles de
la mimique : dans les jours suivants l’injection, les muscles
traités peuvent présenter quelques mouvements paradoxaux
(contractions spontanées) sans gravité.
COMPLICATIONS GENERALES
Elles sont tout à fait exceptionnelles :
• Réaction allergique : éruption cutanée,
urticaire, réaction allergique générale.
• nausées, vertiges
• fatigue, fièvre, syndrome grippal
• sécheresse cutanée ou buccale.
A ces risques connus s’ajoutent les imprévisibilités
de durée et d’aspects et enfin, les risques exceptionnels,
voire même des risques inconnus inhérents à
tout acte médical.
Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement
prendre conscience que toute injection au niveau du visage comporte
toujours une petite part d’aléas.
Le recours à un praticien qualifié vous assure que
celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir
minimiser ces complications, où les gérer au mieux
le cas échéant.
Tels sont les éléments d’information que nous
souhaitions vous apporter en complément à la consultation.
Nous vous conseillons de conserver ce document, de le relire après
la consultation et d’y réfléchir « à
tête reposée ». Cette réflexion suscitera
peut être de nouvelles questions, pour lesquelles vous attendrez
des informations complémentaires. Nous sommes à votre
disposition pour en reparler au cours d’une prochaine consultation
ou bien par téléphone, voire le jour même des
injections où nous vous reverrons, de toute manière,
avant que celles-ci soient réalisées.